
Resurf
Votre deuxième cerveau, sans abonnement ni nuage.
points forts
- + Bibliothèque locale en fichiers texte : on peut l'ouvrir dans le Finder et l'emporter
- + Achat unique, zéro abonnement : 39 $ pour deux ans ou 79 $ à vie
- + Serveur MCP + CLI : les agents (Claude Code, Cursor, Codex) lisent la bibliothèque en lecture seule par défaut
- + IA en opt-in, avec vos propres clés (Claude, Gemini, OpenAI, OpenRouter, Ollama)
- + Éditeur transparent : une section « What Resurf does not do » dans le press kit
points faibles
- − macOS et iOS uniquement : pas de Windows, Android, Linux ni web
- − Mono-utilisateur : pas de partage ni de collaboration
- − Pas encore de recherche sémantique, pas d'import depuis mymind/Raindrop
- − Développeur solo, adoption encore mince (0 note en France, 265 votes Product Hunt)
review complète
Resurf — Votre deuxième cerveau n'a pas besoin de vivre chez quelqu'un d'autre
État des lieux
Le 13 septembre 2026, une application macOS et iOS du nom de Resurf a fini première du jour sur Product Hunt avec 265 votes et zéro abonnement au compteur. Le produit se présente comme une « bibliothèque de contexte personnelle » : notes, liens, articles, PDF, captures d'écran, images, mémos vocaux et fichiers divers atterrissent dans un dossier local appelé Resurf Library, sans compte et sans serveur éditeur. Depuis la version 2.5.0 (30 août 2026), l'app expose un serveur MCP et une commande resurf en terminal, et accepte des clés d'IA apportées par l'utilisateur : Claude, Gemini, OpenAI, OpenRouter, Ollama.
L'éditeur, le développeur indépendant Deep Lakhani (nom complet App Store : Dipmal Lakhani), joue la transparence. Son press kit contient une section « What Resurf does not do » — la liste de ses propres défauts — ce qui évite au rédacteur de jouer les procureurs. Le modèle économique est volontairement à contre-courant : achat unique, pas d'abonnement. Les CGU sont régies par le droit de la province de Québec, indice géographique que le site ne revendique pas explicitement.
La carte des menus
Le gratuit existe, et il est honnête : l'application Mac fonctionne pour les 50 premières captures et 4 espaces. À la limite, l'app demande une licence avant de continuer à naviguer, mais rien n'est supprimé — la synchro, l'export et l'ouverture du dossier restent accessibles depuis l'écran de blocage.
Ensuite, deux licences à prix promotionnel « limited time » de moins 20 % (relevées le 14 septembre 2026) : la licence « One time » à 39 dollars au lieu de 49, paiement unique, deux ans de mises à jour incluses, jusqu'à 2 Mac, captures et espaces illimités, support par email prioritaire ; et la licence « Lifetime » à 79 dollars au lieu de 99, toutes les mises à jour futures. Après les deux ans, la version installée continue de fonctionner indéfiniment ; le renouvellement de deux ans de mises à jour coûte 29 dollars, sans rattrapage si l'on saute une année. Les apps iPhone et iPad sont gratuites et illimitées, sans licence. Paiement via Polar, remboursement sous 14 jours, tarif éducation sur demande.
Avertissement de méthode : ces montants sont en dollars américains et présentés comme une promotion. Ce genre de remise se périme vite — vérifiez avant d'acheter.
Ce que la bête sait vraiment faire
Le cœur du produit est une bibliothèque unique alimentée par capture rapide : raccourci clavier, glisser-déposer sur l'encoche du Mac, extension Chrome, feuille de partage iOS. Tout arrive d'abord dans une boîte de réception, puis est rangé dans des « Spaces » et étiqueté — le tri se fait après coup, pas à la capture.
Le stockage est la vraie particularité. Les notes sont enregistrées en fichiers texte brut, les images, PDF et enregistrements gardent leur format d'origine. On peut ouvrir le dossier depuis Resurf (File puis Open Vault in Finder), exporter toute la bibliothèque, ou laisser une sauvegarde automatique en zip daté. La corbeille conserve les éléments supprimés 30 jours. La synchronisation passe par l'espace privé iCloud, sans dossier visible dans iCloud Drive, et peut être désactivée au profit du seul appareil courant.
La couche IA, ajoutée en 2.5.0, est plus intéressante que le nième « assistant IA » de note-taking. Resurf embarque un serveur MCP et une commande de terminal, et l'onglet Agents connecte en quelques clics Claude Code, Claude Desktop, Cursor, Codex et Gemini CLI. Le mode par défaut est la lecture seule : les agents peuvent chercher et lire la bibliothèque. L'écriture est une option explicite, et même activée, les agents ne peuvent ni modifier les notes ni supprimer une capture. Dans un marché où chaque application de notes colle un assistant par-dessus vos données, le sujet ici est ce que l'agent a le droit de faire.
Côté confidentialité, deux textes officiels se répondent : aucune donnée n'est téléversée sur les serveurs de l'éditeur, les fonctions IA sont désactivées par défaut et n'utilisent que les clés ajoutées par l'utilisateur, seule une analytique anonyme (PostHog, désactivable) remonte.
Les couleuvres à avaler
L'éditeur les liste lui-même, et il faut lui en donner acte. Pas d'application Windows, Android ou Linux. Pas d'application web : l'outil ne s'utilise que sur ses propres appareils. Pas de bibliothèques partagées ni de collaboration — c'est strictement mono-utilisateur. Pas de recherche sémantique ni de recherche par similarité visuelle : la recherche est du plein texte local plus des métadonnées. Pas d'importateur en un clic depuis mymind, Raindrop.io ou Anybox.
Autres ombres au tableau : une divergence de version entre Mac (2.9.2) et iOS (1.5), une adoption encore mince (zéro note dans l'App Store français, deux seulement aux États-Unis), et un développeur solo pour tout l'écosystème — facteur de bus de 1. La synchro iCloud consomme du stockage iCloud, et se met en pause s'il est plein. Les CGU écrivent noir sur blanc qu'aucune mise à jour spécifique n'est promise.
Deux questions techniques posées publiquement sur Product Hunt restent sans réponse visible : la possibilité de restreindre l'accès MCP à certains espaces, et le caractère complètement local de la recherche quand la synchro iCloud est désactivée. Enfin, attention au nom : sur l'App Store, « ResurfX: Bookmarks » est un produit sans aucun rapport.
Verdict
Resurf est un antidote assumé à la lassitude des abonnements cloud : une bibliothèque qu'on possède, qu'on peut ouvrir dans le Finder et emporter même si l'éditeur disparaît. Le prix unique est honnête, l'approche MCP est bien pensée, et l'éditeur a le rare courage de publier ses limites. Mais c'est un outil strictement Apple, mono-utilisateur, porté par une personne. Pour un Mac-iste qui veut reprendre la main sur sa mémoire, c'est une vraie option ; pour les autres, il faudra attendre.
★★★★☆
cas d'usage
- 1. Capturer et classer notes, liens et articles dans une bibliothèque unique
- 2. Donner un contexte personnel à Claude Code ou Cursor via MCP
- 3. Stocker PDF, images et mémos vocaux sans dépendre d'un cloud
- 4. Remplacer un gestionnaire de signets cloud par une base locale
- 5. Archiver une bibliothèque de recherche avec sauvegardes zip automatiques
astuces
- → Le gratuit bloque à 50 captures mais ne supprime rien : export et synchro restent accessibles
- → Gardez les agents en lecture seule : l'écriture est une option explicite, ils ne peuvent pas supprimer
- → Les prix sont en promotion « limited time » : vérifiez avant d'acheter, la remise se périme vite




