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Open Dot

Open Dot

Dots interdit en Europe, cloné sans licence.

visiter l'outil →gratuitApplication macOS gratuite, sans abonnement ; seules vos clés API OpenAI (GPT-5.5 via Responses API, Realtime pour la voix) ou OpenRouter sont facturées

points forts

  • + Réplique fonctionnelle des Dots d'OpenAI, indisponibles en Europe
  • + Coffre de mots de passe chiffré, tapé directement dans la page sans passer par le modèle
  • + 1 500 applications connectées via Composio, avec demande avant toute action risquée
  • + Modèles ouverts via OpenRouter (Kimi, DeepSeek, Qwen, GLM) en alternative à OpenAI
  • + Routines planifiées, déclencheurs et appels vocaux qui continuent après raccrocher

points faibles

  • − Se présente comme open source mais le dépôt n'a aucune licence publiée
  • − macOS uniquement, build non notarisée, zéro release ni tag
  • − Routines et déclencheurs sautés quand le Mac dort
  • − Série de clones « open- » au service d'une plateforme commerciale, Composio

review complète

Open Dot — Le clone qui se dit open source sans licence

État des lieux

Mardi 29 septembre 2026, au DevDay de San Francisco, OpenAI lance « Dots » : des agents personnels always-on, chacun avec son ordinateur cloud et son navigateur, qui travaillent entre les conversations et reviennent avec des résultats à valider. Détail qui intéresse directement le lectorat français : le déploiement est réservé aux abonnés Pro et Business Premium, et le palier Pro exclut l'Espace économique européen, la Suisse et le Royaume-Uni. Autrement dit, pas de Dots en France.

Il n'en fallait pas plus. Dans les heures qui ont suivi, une demi-douzaine de répliques auto-hébergées ont surgi sur GitHub. Open Dot, porté par l'organisation composio-community, est l'une d'elles : une application macOS qui fait tourner vos propres agents avec votre clé OpenAI, ou des modèles ouverts via OpenRouter. Chaque agent a son navigateur persistant, son coffre de mots de passe, sa boîte à outils de 1 500 applications, ses règles d'approbation et ses routines.

Sauf que le README écrit « Open Dot is an open source version », et que le dépôt ne contient aucun fichier de licence. Ni sur GitHub, ni dans package.json. En droit, un dépôt sans licence, c'est « tous droits réservés ». La promesse n'est donc pas tenue, et le projet s'inscrit dans une série de clones publiés par la même organisation, open-claude-cowork, open-chatgpt-atlas, open-gamma, open-poke, dont la plupart n'ont pas non plus de licence.

La carte des menus

Ici, pas de grille tarifaire à décortiquer : l'application est gratuite, sans palier payant. Le seul compteur qui tourne, c'est votre clé API. OpenAI (GPT-5.5 via l'API Responses, Realtime pour la voix) ou OpenRouter pour les modèles ouverts, Kimi, DeepSeek, Qwen, GLM, sont facturés par le fournisseur, pas par Open Dot. C'est à la fois la force (zéro abonnement) et la limite (sans clé, rien ne tourne, et les coûts varient selon votre consommation).

En amont, rien à télécharger de propre : version 0.1.0, zéro release, zéro tag. Il faut compiler depuis les sources, Node 22, pnpm, Chrome, et le .dmg ARM64 produit n'est pas notarisé : clic droit puis « Ouvrir » au premier lancement. macOS uniquement, pas de Windows, pas de Linux, pas d'app web.

Ce que la bête sait vraiment faire

Le README décrit un agent personnel plutôt complet. Un navigateur par agent qui reste connecté, qu'on peut regarder travailler et reprendre en main pour passer un captcha. Un coffre de mots de passe chiffré par une clé du trousseau macOS, tapé directement dans la page pour que le modèle ne les voie jamais. La connexion à Gmail, Calendar, Slack, Notion, GitHub et 1 500 autres applications via Composio, avec lecture autonome mais demande avant d'envoyer, de publier, de payer ou de modifier. Des règles d'approbation, des appels vocaux qui continuent après avoir raccroché, des routines planifiées, des déclencheurs sur événement, et l'exécution de code dans un espace dédié.

C'est le seul clone du peloton adossé à une plateforme d'intégration d'apps, ce qui lui donne 1 500 connecteurs, mais aussi une dépendance et une finalité commerciale claires.

Les couleuvres à avaler

La première, c'est le mot « open source » sans licence. On ne peut pas qualifier le projet d'open source au sens de l'OSI, et ce n'est pas un accident : l'organisation publie des clones « open- » en série, presque toujours sans licence, au service d'une plateforme commerciale, Composio. Le procédé est un canal d'acquisition de développeurs, pas de l'open source.

La deuxième, c'est la maturité. Aucune release, aucune version stable, trois issues ouvertes, et sur Hacker News le dépôt plafonne à 2 points et zéro commentaire, loin des 4 943 étoiles du dépôt concurrent d'Anil-matcha, qui est d'ailleurs un vieux dépôt recyclé de 2023. L'intérêt pour le sujet ne se traduit pas encore en adoption pour ce dépôt précis.

Ensuite : macOS uniquement, build non notarisée, routines et déclencheurs qui ne tournent que quand l'app est ouverte, modèles ouverts dépourvus de l'outil ordinateur d'OpenAI, appels vocaux qui exigent toujours une clé OpenAI, et pas d'écran de connexion, l'éditeur prévient lui-même de ne pas exposer l'app sur un serveur public. Et derrière la promesse séduisante, un agent avec navigateur connecté, coffre de mots de passe et accès à 1 500 applications est un concentré de risque d'injection de prompt ; les garde-fous annoncés sont déclaratifs et non audités.

Verdict

Open Dot est un clone habile, vite fait, avec de vraies bonnes idées, le coffre de mots de passe, les règles d'approbation, et un argument de poids pour un lecteur français : l'original est indisponible en Europe. Mais il arrive sur un créneau saturé en quarante-huit heures, sans licence publiée, sans release, sur macOS uniquement, adossé à une plateforme commerciale. À essayer pour la curiosité, à surveiller avant d'en faire un compagnon quotidien.

★★★☆☆

cas d'usage

  • 1. Faire tourner un agent personnel autonome avec votre propre clé OpenAI ou OpenRouter
  • 2. Automatiser boîte mail et agenda avec des routines planifiées
  • 3. Déléguer des tâches entre plusieurs agents aux métiers différents
  • 4. Expérimenter les Dots d'OpenAI malgré l'exclusion de l'Espace économique européen
  • 5. Tester un assistant avec navigateur persistant et coffre de mots de passe local

astuces

  • → Vérifiez l'absence de licence avant d'imaginer un usage commercial ou une redistribution
  • → Gardez l'app ouverte : routines et déclencheurs ne tournent que lorsqu'elle est active
  • → Pour la voix et l'outil ordinateur complet, il faut une clé OpenAI, les modèles ouverts cliquent d'après le texte