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Gladys Assistant

Gladys Assistant

Votre maison pense français, sans quitter l'Europe.

visiter l'outil →freemiumCœur 100 % gratuit et open-source (Apache-2.0), auto-hébergé, sans compte ni carte. Gladys Plus Lite 6,99 €/mois (69,99 €/an) ; Plus 9,99 €/mois (99,99 €/an). Essai 1 mois gratuit sans carte bancaire.

points forts

  • + Local-first et souverain : tout tourne chez vous, fonctionne sans internet, données sur le réseau local
  • + Gratuit pour toujours en open-source (Apache-2.0), sans compte ni carte bancaire
  • + Assistant IA indépendant du fournisseur, modèles à poids ouverts hébergés en France chez Scaleway
  • + Interface « Horizon » refaite, mobile-first, sans YAML ni langage de dashboard à apprendre
  • + Intégrations communautaires en forte croissance : de 20 à 67 en quinze jours

points faibles

  • − 67 intégrations contre des milliers chez Home Assistant : l'écart reste abyssal
  • − Projet porté par un développeur unique depuis 2013, facteur de bus assumé
  • − L'essentiel premium est payant : accès distant, IA, sauvegardes, Enedis et MCP derrière Gladys Plus
  • − Installation encore technique : il faut préparer une machine Linux et Docker

review complète

Gladys Assistant — Le domoticien français qui n'est jamais parti

État des lieux

Gladys Assistant n'est pas un nouveau venu : la plateforme de domotique open-source française est née en 2013, sur un Raspberry Pi, sous les doigts d'un développeur unique, Pierre-Gilles Leymarie. Treize ans plus tard, la version 5 sortie le 27 août 2026 est la première version majeure depuis presque six ans — et c'est d'abord une affaire de peinture. Le design « Horizon » refait entièrement l'interface (verre dépoli, mobile-first, modes clair et sombre dessinés séparément) sans toucher aux fondations : auto-hébergement, pas de cloud obligatoire, pas de compte obligatoire.

Le moteur couvre Zigbee, Z-Wave, Matter, MQTT, les caméras et l'énergie, et son catalogue d'intégrations communautaires est passé de 20 à 67 en quinze jours. Précision de calendrier qui a sauvé ce dossier d'une bourde : la veille annonçait un lancement le 28 septembre, mais la v5 est disponible depuis le 27 août, et les 28-29 septembre ne correspondent qu'à une mise en avant Product Hunt.

La carte des menus

Le modèle économique est le cas d'école du freemium honnête. Le logiciel entier est gratuit pour toujours, en open-source Apache-2.0, sans cloud obligatoire, sans compte, sans carte bancaire : on l'installe sur tout ce qui fait tourner Docker — Raspberry Pi, NAS Synology, mini-PC, serveur Unraid, Freebox Delta.

L'abonnement optionnel Gladys Plus se décline en deux paliers. Lite à 6,99 € par mois ou 69,99 € par an (5,83 €/mois en annuel), qui couvre l'accès à distance chiffré de bout en bout, Google Home, Amazon Alexa, l'API REST ouverte et les comptes pour toute la famille. Le palier Plus à 9,99 € par mois ou 99,99 € par an (8,33 €/mois) ajoute les sauvegardes quotidiennes chiffrées, les modèles d'IA à poids ouverts hébergés en France chez Scaleway, l'intégration Enedis et le serveur MCP. L'essai est d'un mois, gratuit, sans carte bancaire. L'infrastructure, elle, vit dans des data centers français et allemands, sous RGPD.

Ce que la bête sait vraiment faire

Le tableau de bord est personnalisable, avec en v5 des sections à colonnes pondérées, une barre de « chips » d'état (alarme, tout fermé, température, production solaire) et un widget « vue de la maison » aux valeurs en direct. L'éditeur de scènes a été réécrit sous forme de flux vertical — un bloc QUAND pour les déclencheurs, un bloc ALORS pour les étapes — avec la possibilité de voir et d'arrêter les scènes en cours d'exécution.

Le suivi énergétique couvre l'électricité, la production solaire et la batterie domestique, avec une période de facturation commençant n'importe quel jour du mois et le nouveau callback de consentement Enedis DataConnect 2026. L'assistant IA intégré est le morceau qui nous intéresse : page Discussion repensée, saisie vocale, et surtout indépendance du fournisseur — l'utilisateur le branche sur son propre modèle, quand Gladys Plus héberge des modèles à poids ouverts en France chez Scaleway. Caméras avec mode privé, streaming à distance, assistant vocal compatible Google Home et Alexa.

Le système d'intégrations externes est la trouvaille : n'importe qui peut empaqueter une compatibilité d'appareil en petite image Docker, la publier, et elle apparaît dans le catalogue de toutes les instances. C'est ce mécanisme qui a fait passer le catalogue de 20 à 67 intégrations en quinze jours, majoritairement écrites par la communauté.

Les couleuvres à avaler

L'adoption réelle, d'abord, mérite d'être nuancée. Le dépôt GitHub affiche 3 216 étoiles et 324 forks, mais la page Product Hunt ne totalise que 69 followers et le fil Hacker News le plus élevé plafonne à 13 points. C'est la traction d'un projet de niche francophone mature, pas d'un phénomène.

Le facteur de bus est assumé : le projet repose sur un fondateur unique depuis 2013, avec une poignée de contributeurs cités sur la v5. Le créateur en parle d'ailleurs sur la page Gladys Plus, non sans franchise : l'abonnement, c'est « ce qui me permet d'y travailler à temps plein ». L'écart d'intégrations face à Home Assistant reste abyssal — 67 contre des milliers — et l'auteur le reconnaît en promettant de combler le retard « volontairement, et vite ». À écrire comme un chantier, pas comme un acquis.

L'installation, malgré la promesse d'une commande Docker, exige encore de préparer une machine Linux. Et le nerf de la guerre : tout ce qui donne envie est derrière l'abonnement. Accès distant, IA, sauvegardes, Enedis, streaming caméra et serveur MCP sont réservés à Gladys Plus. Le cœur est gratuit, l'expérience complète ne l'est pas. Enfin, l'interface et la documentation n'existent qu'en français et en anglais.

Verdict

Gladys Assistant 5 est une belle réponse à une question que beaucoup se posent : peut-on domotiser sa maison sans la vendre à Amazon ou à Google ? La réponse est oui, pourvu qu'on accepte de mettre les mains dans le Docker et de payer neuf euros par mois pour le confort. Face au mastodonte Home Assistant, c'est un David qui a choisi son terrain : la simplicité, le mobile et la souveraineté.

★★★★☆ — Quatre étoiles : le produit est mature et honnête, l'écosystème encore en retard sur son ombre.

cas d'usage

  • 1. Domotique auto-hébergée sur Raspberry Pi, NAS, mini-PC ou Freebox Delta
  • 2. Scénarios et automatismes maison (alarme, chauffage, scènes) sans dépendre d'un cloud
  • 3. Suivi énergétique : électricité, solaire, batterie, facturation Enedis
  • 4. Assistant IA de maison branché sur son propre modèle, voix comprise
  • 5. Alternative souveraine à Alexa et Google Home pour qui refuse la revente de données

astuces

  • → Le catalogue d'intégrations vit des contributions : empaquetez un appareil en image Docker et il apparaît chez tout le monde
  • → Branchez l'assistant IA sur votre propre modèle pour rester indépendant de tout fournisseur
  • → Gladys parle le Home Assistant Discovery en MQTT : vos appareils ESPHome, Tasmota et Zigbee2MQTT sont découverts automatiquement