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DemoScreen

DemoScreen

Des captures, une vidéo démo, facturée à la seconde.

visiter l'outil →freemiumFree 0 $ (60 crédits/mois, ~1 min de vidéo, filigrane, 1 projet) / Starter 9 $/mois (300 crédits) / Pro 29 $/mois (1 200 crédits, voix ElevenLabs, API) / Team 99 $/mois (5 000 crédits partagés, 3 sièges). Packs sans abonnement : 100 crédits = 5 $.

points forts

  • + Un crédit = une seconde de vidéo : prix au résultat, pas au siège
  • + Aucun enregistrement d'écran requis, seulement des captures
  • + Chaîne de sous-traitants publiée (Contabo, ElevenLabs, DeepSeek, Stripe)
  • + Éditeur identifié (Omelas, Pays-Bas, KVK public)
  • + Rendu échoué = crédits remboursés intégralement

points faibles

  • − Vidéo reconstruite, pas filmée : pas d'animation d'interface
  • − Environ 25 min de rendu annoncé pour 30 secondes
  • − 3 min de vidéo maximum, même sur le palier Team
  • − Aucune preuve d'adoption (37e du jour, 5 commentaires)

review complète

DemoScreen — Un crédit, une seconde, et voilà la facture

État des lieux

DemoScreen transforme une poignée de captures d'écran en vidéo de démonstration produit finie : voix off générée, musique, coupes calées sur le rythme, sous-titres et carton de fin de marque. Aucun enregistrement d'écran n'est nécessaire. On dépose des PNG ou JPG, on marque les zones sur lesquelles la caméra doit s'attarder, on écrit un court plan, et on reçoit un MP4 1080p par e-mail. L'outil est signé Omelas, une petite société néerlandaise immatriculée au KVK sous le numéro 98455303, qui exploite six produits et publie — fait rare — la liste complète de ses sous-traitants.

Le produit n'est pas né le jour de son lancement. Le journal de versions remonte à la v0.1.0 du 16 mai 2026, et la v0.27.3 date du 26 septembre, soit 55 versions en un peu plus de quatre mois. Le lancement Product Hunt du 25 septembre s'est soldé par une 37e place quotidienne et cinq commentaires : un lancement discret, pas un coup d'éclair.

La carte des menus

La grille est vérifiable jusqu'à l'unité, et c'est sa force. Un crédit vaut une seconde de vidéo finie. Le palier gratuit donne 60 crédits par mois, soit environ une vidéo d'une minute, avec un filigrane et un seul projet. Starter à 9 dollars par mois (300 crédits, sans filigrane), Pro à 29 dollars (1 200 crédits, voix premium ElevenLabs, clés d'API), Team à 99 dollars (5 000 crédits partagés, trois sièges). L'annuel offre deux mois gratuits.

Les packs de crédits se vendent sans abonnement : 100 crédits pour 5 dollars, 500 pour 19, 1 500 pour 49, consommés après ceux du plan et périmés au bout de douze mois. Le calcul réel, ramené à la minute, donne 0,90 dollar la minute d'une vidéo simple sur un plan payant, et 1,50 dollar dès qu'une voix premium entre dans la composition — l'audio ElevenLabs coûtant 0,5 crédit par seconde supplémentaire. Une piste musicale sur mesure ajoute 20 crédits.

Ce que la bête sait vraiment faire

Le parti pris est inverse de toute la concurrence. Guidde, Arcade et Supademo partent d'un enregistrement d'écran ; DemoScreen part de captures statiques. Cela exclut les produits dont l'intérêt est dans l'animation de l'interface, mais cela supprime tout le travail de montage : pas de rushes à nettoyer, pas de souris qui part dans le coin.

Le studio déroule cinq étapes : les écrans (8 à 14 captures pour une minute, jusqu'à quatre zones de zoom par capture), le script (le modèle lit le texte visible et rédige une première version, une ligne par écran, reformulable), le son (voix et ambiance musicale écoutables avant validation, mixage calé sur EBU R128), la marque (logo, couleur, carton de fin), puis la vidéo. Le rendu sort en MP4 1080p avec un fichier de sous-titres séparé, un GIF et un lien de partage.

Deux détails contredisent le discours habituel du secteur. La réécriture du script ne coûte aucun crédit : seul le rendu se paie, à la durée réellement produite, jamais au-delà de l'estimation. Et un rendu qui échoue est remboursé intégralement — chose rarement écrite noir sur blanc chez les concurrents à crédits. La page des sous-traitants, elle, dit qui fabrique quoi : Contabo à Düsseldorf pour le rendu, Cloudflare R2 pour le stockage en Europe, ElevenLabs aux États-Unis pour les voix premium, DeepSeek à Hangzhou pour la réécriture du script, Stripe en Irlande pour l'argent. Les écrans et les données de compte ne partent jamais chez ElevenLabs, précise la page.

Les couleuvres à avaler

La première est structurelle : la vidéo est reconstruite, pas filmée. Un produit dont la valeur se démontre par l'animation, le survol ou la transition ne peut pas être représenté honnêtement à partir de captures fixes, et aucun palier payant n'y changera rien.

La deuxième, c'est la lenteur : environ 25 minutes annoncées pour une vidéo de 30 secondes. C'est un outil qu'on lance puis auquel on revient, pas un outil de boucle courte. Et trois minutes de vidéo maximum, même sur le palier Team à 99 dollars par mois.

La troisième, c'est l'absence de preuve d'adoption : 37e du classement quotidien, 152e de l'hebdomadaire, cinq commentaires de trois comptes, aucun fil Hacker News, aucun retour d'utilisateur indépendant. Le filigrane n'est d'ailleurs pas une vraie barrière d'abonnement : 5 dollars de crédits suffisent à obtenir une vidéo propre sans jamais s'abonner, ce qui affaiblit l'argument du Starter à 9 dollars pour un usage ponctuel. Enfin, la politique de contenu est étonnamment stricte pour un outil de marketing : pas de drogue — y compris le cannabis là où il est légal —, pas de contenu sexuel ni de violence, dans les captures, le script ou le produit.

Verdict

DemoScreen n'invente rien, et c'est précisément sa qualité. Là où le marché facture au siège ou au créateur, dans des forfaits où l'on ignore combien de vidéos on produira avant de payer, il affiche une arithmétique simple et vérifiable : un crédit, une seconde, un prix au résultat. L'éditeur publie jusqu'à son numéro de chambre de commerce et la juridiction de chaque sous-traitant, ce qui en fait l'un des outils les plus traçables du segment. Pour qui veut une démo propre à partir de captures, sans abonnement lourd ni enregistrement d'écran, c'est une machine à facture lisible. Pour qui vend un produit animé, le format montre ses limites dès la première scène. ★★★★☆

cas d'usage

  • 1. Fabriquer une démo produit sans enregistrement d'écran
  • 2. Générer une vidéo de lancement multilingue (français inclus)
  • 3. Produire des captures animées pour une fiche App Store
  • 4. Automatiser des démos via l'API (plan Pro)
  • 5. Créer un GIF de partage social à partir de captures

astuces

  • → Tester sans compte via /try ou le palier Free à 60 crédits
  • → 5 $ de crédits suffisent à ôter le filigrane sans jamais s'abonner
  • → Réécrire le script ne coûte aucun crédit, seul le rendu se paie