
Clockwork
Vos agents ont un agenda.
points forts
- + Calendrier réel (RRULE/cron) avec sandbox macOS Seatbelt et worktree Git isolé
- + Garde-fous de budget imposés par le superviseur, pas par le modèle
- + Approbation humaine fail-closed : refus automatique sans réponse sous 2 minutes
- + Neutralité multi-moteurs, incluant Hermes Agent via hermes -z
- + Local-first strict : SQLite, loopback, zéro cloud, zéro télémétrie
points faibles
- − Adoption quasi nulle : 2 étoiles GitHub, 0 fork, aucun utilisateur tiers
- − Mac Apple silicon uniquement, machine éveillée requise, build non notarisé
- − Licence floue (proprietary, commerciale sur demande) et nom saturé d'homonymes
review complète
Clockwork — Vos agents ont un agenda
État des lieux
Clockwork part d'un constat que tout développeur qui a bricolé un crontab comprend : lancer Claude Code ou Codex à heure fixe, c'est déjà possible, mais le faire proprement — sandbox, budget plafonné, approbation humaine et rapport lisible — c'est une autre paire de manches. Cette app macOS « local-first » de Vimox Shah, développeur solo indien, met vos agents de codage sur un vrai calendrier : vous réservez un job récurrent (le lundi 7 h, ou via RRULE/cron), l'agent s'exécute sans surveillance dans un worktree Git isolé par sandbox macOS, s'interrompt pour demander validation si une action est risquée, et dépose un rapport honnête — ce qui a été fait, le diffstat, le coût réel en dollars, le transcript.
Lancée sur Product Hunt le 3 septembre 2026 en version 0.4.0, l'app affiche une maturité étonnante pour un produit de quelques jours : 13 profils d'agents pré-embarqués, des chaînes d'agents, une exécution Docker éphémère, un policy engine. L'adoption, elle, est quasi nulle : deux étoiles GitHub, zéro fork.
La carte des menus
Free : 0 dollar, usage personnel non commercial. Quatre moteurs d'agents, BYOK, récurrences, approbations fail-closed, caps dollars/tours/temps, chaînes d'agents, 2 déclencheurs d'événements, 90 jours d'analytics, 30 jours d'historique. Pro et Teams sont « construits, pas encore tarifés ». Tout usage commercial exige une licence écrite, sans prix public. Les coûts de modèles ne sont jamais facturés par Clockwork : ils passent par votre abonnement CLI existant ou vos clés, « billed by the provider, never marked up ».
Ce que la bête sait vraiment faire
Un calendrier réel, pas un crontab : vues mois et semaine, récurrence RRULE et cron avec gestion de l'heure d'été, politiques de run manqué (rattraper sous 6 h, sauter, demander), mutex par dépôt. L'exécution est sandboxée : chaque run démarre dans un worktree Git frais sur une branche coupée de la base, les écritures hors worktree sont refusées, et les clés SSH, credentials cloud et GnuPG sont illisibles via un profil Seatbelt et une deny-list.
Les garde-fous de budget sont imposés par le processus superviseur, pas par l'autodiscipline du modèle : cap en dollars, cap de tours, timeout horloge. Les actions risquées mettent le run en pause et interrogent l'utilisateur ; sans réponse sous deux minutes, refus automatique — jamais d'approbation silencieuse. Chaque run produit le même rapport : résumé, branche et diffstat, coût en dollars, tours, temps, transcript complet, credentials masqués.
Quatre moteurs d'agents sont supportés — Claude Code, Codex CLI, OpenCode, et Hermes Agent via hermes -z — avec détection automatique et BYOK sur huit types de providers, clés scellées dans le Keychain. Les 13 profils (« Dep Surgeon », « Test Doctor », « Security Auditor »...) sont des contrats d'exploitation, pas des étiquettes, et les chaînes d'agents enchaînent scan, fix, test et PR en se passant le rapport via {{previous.report}}.
Les couleuvres à avaler
D'abord, l'adoption n'existe pas : deux étoiles, zéro fork, aucun utilisateur tiers identifié. C'est une preuve de concept d'un solo dev, pas un produit éprouvé.
Ensuite, Mac uniquement, Apple silicon, et pas de 24/7 : un MacBook fermé la nuit rate ses runs. Le build n'est pas notarisé Apple — Gatekeeper bloque l'app jusqu'à levée manuelle de la quarantaine. La licence est floue pour un repo public : badge « proprietary », pas de fichier LICENSE détectable, modules de sécurité « dual-licensed », usage commercial conditionné à une licence écrite non tarifée. Et le nom « Clockwork » est saturé — clockwork.io (orchestration B2B), clockwork.ai (FP&A à 149 $/mois), deux repos GitHub historiques homonymes.
Enfin, la sécurité est à relativiser : le sandbox Seatbelt protège le filesystem, mais le system-socket reste autorisé, ce que le repo documente honnêtement.
Verdict
Clockwork est le chaînon manquant entre le crontab maison et les CI centralisées : le calendrier où vos agents pointent au travail, avec des garde-fous qui manquent cruellement aux scripts shell. L'originalité est réelle — UI calendrier, reporting de coût, neutralité multi-moteurs incluant Hermes. Mais c'est un produit d'un jour, Mac-only, à la licence incertaine. À surveiller, pas encore à déployer en équipe.
★★★☆☆
cas d'usage
- 1. Triage de dépendances nocturne avec un profil dédié et un cap à 1 $
- 2. Veille qualité quotidienne (flaky vs broken) sans toucher au code principal
- 3. Audit sécurité hebdo en lecture seule, rapport-only, secrets masqués
- 4. Chaîne autonome scan, fix, test puis PR sur des dépôts secondaires
- 5. Digest de santé de repo (branches mortes, drift, advisories)
astuces
- → Utilisez un cap en dollars ET un cap de tours : les deux dérivent différemment
- → Ne confondez pas Clockwork avec clockwork.ai (FP&A à 149 $/mois) ni clockwork.io
- → Laissez le Mac branché et éveillé : un couvercle fermé fait rater les runs




