
Answers by Context.dev
La recherche web en un POST.
points forts
- + Un seul appel remplace scraping, proxies, nettoyage et structuration
- + Palier gratuit réel (1 000 crédits/mois en adresse professionnelle)
- + Documentation d'une honnêteté rare sur ses propres limites
- + Sources fournies avec chaque réponse pour relecture humaine
- + Écosystème complet : scraping, crawl, captures, données de marque avec la même clé
points faibles
- − Pas de citation par champ : les sources sont une liste globale
- − Page tarifaire qui se contredit elle-même (cartes 19/99 $ vs FAQ 25/149 $)
- − Valeurs inconnues facturées au prix plein, mode Ultra par défaut
- − Aucun retour d'usage indépendant sur cette brique au 21 septembre
review complète
Answers by Context.dev — La recherche web en un POST, plomberie comprise
État des lieux
Depuis mars 2026, Context.dev (YC Summer 2026, fondée en 2025 par Yahia Bakour, six personnes à San Francisco) vend une API qui transforme le web en données structurées : scraping Markdown, extraction JSON sur schéma, capture d'écran, données de marque, classifications d'industrie. Le 16 septembre 2026, la boutique a ajouté une brique d'un autre calibre : Answers, un endpoint POST /v1/web/answers qui prend une tâche de recherche en langage naturel, un exemple de la forme JSON attendue, et renvoie l'objet rempli avec les URLs des sources. Deux modes : Fast (10 crédits, budget de recherche de 30 secondes) et Ultra (100 crédits, 50 secondes, le mode par défaut).
Pour un développeur, la promesse est concrète : supprimer la plomberie — proxies, nettoyage de HTML, retries, structuration — et la réduire à un seul appel. La firme revendique Mintlify, daily.dev, Propane, et « plus de 600 entreprises ». Autant le dire tout de suite : pour Answers précisément, il n'existe encore, au 21 septembre, aucun retour d'usage indépendant. On a un communiqué, une page tarifaire, une documentation. Pas de fil Hacker News, pas de test presse. L'adoption de cette brique n'est pas mesurée, et c'est un signal qu'il faut garder en tête.
La carte des menus
La page /pricing affiche quatre paliers et un devis. Free : 1 000 crédits par mois. Developer : 19 $/mois pour 7 500 crédits (dépassement à 14 $ les 10 000). Pro : 99 $/mois pour 125 000 crédits. Scale : 499 $/mois pour un million de crédits. Enterprise sur devis, avec SSO, SLA et facturation annuelle.
Traduit en coût par réponse : sur Developer, une réponse Ultra revient à 0,253 $, une Fast à 0,025 $ ; sur Pro, 0,079 $ en Ultra, 0,008 $ en Fast. C'est la seule comparaison honnête face aux API de recherche concurrentes, qui affichent un prix à la requête et non au crédit.
Deux couleuvres à relever sur cette même page. D'abord, la FAQ contredit les cartes : elle annonce Developer à 25 $ et Pro à 149 $, contre 19 $ et 99 $ affichés. Les deux versions coexistent dans le HTML servi le 21 septembre. Ensuite, le palier gratuit est plus restrictif qu'il n'y paraît : la doc des crédits, en vigueur depuis le 11 septembre, accorde 1 000 crédits par mois à une adresse professionnelle, mais 250 crédits une seule fois à une adresse personnelle. Avec un Gmail, cela fait deux réponses Ultra et demie, puis plus rien. C'est exactement le genre de nuance qui justifie une review plutôt qu'une fiche produit.
Ce que la bête sait vraiment faire
Le contrat est lisible dans la doc : on envoie une task (limitée à 2 000 caractères, espaces supprimés) et un json_format, un objet-exemple qui décrit la forme attendue — et qui n'est pas un JSON Schema, la doc insiste. La réponse place les champs demandés dans json_content et les URLs contributrices dans sources. Sans json_format, la forme par défaut est {"result": ""}.
Les échecs ne sont pas facturés ; les demi-succès, si. La doc distingue précisément : échec de validation, de recherche ou de dépassement de délai, gratuit ; réponse valide contenant des valeurs inconnues, facturée ; réponse partielle acceptée, facturée. Le montant réel se lit dans key_metadata.credits_consumed ou l'en-tête X-Credits-Used.
Le positionnement face au propre endpoint Extract de l'éditeur est net : Answers quand le point de départ est une question et que la découverte fait partie du travail, Extract quand on connaît l'URL et qu'on veut un JSON Schema explicite. L'argument n'est pas la profondeur de raisonnement mais l'écosystème : la même clé donne aussi scraping, crawl, captures d'écran, données de marque, classifications. Conformité SOC 2 Type II annoncée le 18 septembre, et un zéro-rétention activable sur demande.
Les couleuvres à avaler
La limite la plus lourde est assumée par l'éditeur : sources est une liste globale, sans correspondance entre une URL et un champ de sortie. Pour vérifier un prix, une mention légale, une disponibilité de fonctionnalité, il faut relire humainement, lien par lien. La doc recommande d'afficher date de recherche et liens à côté des résultats. Elle est honnête ; elle ne résout pas le problème.
S'ajoute le mélange fraîcheur/index : une URL peut n'avoir contribué que par extrait de recherche indexé, sans lecture de page fraîche. Sur une donnée volatile, la réponse peut être périmée sans que rien ne le signale.
Deux pièges de coût : le mode par défaut est le plus cher (Ultra à 100 crédits, dix fois le Fast), et une réponse valide avec des null reste facturée. La doc recommande de fixer le mode explicitement — un aveu à demi-mot. Enfin, la limite de 2 000 caractères contraint à découper les demandes complexes en plusieurs appels, donc à payer plusieurs fois.
À surveiller aussi : le nom. Context.dev a déjà dû se démarquer d'une autre société nommée Context, en avril 2026. Qui cherche « Context AI » tombera sur le mauvais produit.
Verdict
Answers fait une chose précise, la documente avec une honnêteté rare — jusqu'à décrire ses propres pièges de facturation — et la propose avec un vrai palier gratuit. Pour un développeur francophone qui automatise de la collecte de données sourcées, c'est un outil réel, à condition de comprendre qu'il livre des sources, pas des citations. Mais zéro retour d'usage indépendant, une page tarifaire qui se contredit elle-même et un palier gratuit qui se dégonfle selon votre adresse email : on reste sur une recommandation prudente. ★★★☆☆
cas d'usage
- 1. Comparaisons produits et tarifaires structurées
- 2. Recherche d'entreprise et enrichissement de fiches de compte
- 3. Assistants de support et d'outillage développeur
- 4. Collecte de données sourcées pour un rédacteur technique
- 5. Alimenter le contexte d'un agent avant un long raisonnement
astuces
- → Fixez toujours le mode explicitement : Ultra est le défaut, dix fois plus cher que Fast
- → Lisez X-Credits-Used ou key_metadata.credits_consumed pour connaître le coût réel
- → Testez avec une adresse professionnelle : une adresse personnelle ne donne que 250 crédits, une seule fois




