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Agent Office

Agent Office

Le bureau 3D où l'on embauche des agents.

visiter l'outil →open-sourceGratuit (MIT) / agents payants (Claude Code, OpenCode, Codex) / déploiement AWS t3.xlarge à la charge du client

points forts

  • + Multijoueur réel avec voix, partage d'écran et terminaux PTY partagés par WebSocket
  • + Worktrees git isolés par ouvrier et pull requests en une touche
  • + Cinq motifs de réunion multi-agents bornés en tokens et en tours
  • + Les agents survivent aux redémarrages du serveur (PTY détachés, historique sérialisé)
  • + Licence MIT, installation en une ligne, déploiement AWS en une commande

points faibles

  • − Catégorie déjà tenue par un leader à 9 430 étoiles (pixel-agents)
  • − Sécurité intégralement à la charge de l'utilisateur : tout connecté peut lancer des commandes
  • − Rythme de chantier : 42 releases en 44 heures, aucune version stable
  • − OpenCode et Codex sont des citoyens de seconde classe face à Claude Code

review complète

Agent Office — Le bureau 3D où l'on embauche des agents, gong à chaque fusion

État des lieux

L'orchestration d'agents de codage se jouait jusqu'ici dans un terminal ou une extension de navigateur. Agent Office la fait descendre dans un bureau 3D cartoon, où chaque dépôt GitHub devient un étage et chaque agent un ouvrier assis derrière un portable ouvert. On s'y déplace en WASD, on s'installe à un bureau vide, on appuie sur E pour embaucher un Claude Code, un OpenCode ou un Codex, et l'on regarde son vrai terminal tourner en direct sur l'écran. Une pull request validée déclenche un gong qui fait pleuvoir des confettis.

Publié le 26 septembre 2026 par AgentSystemLabs, l'organisation GitHub de Cody Seibert — le développeur connu sous le pseudo Web Dev Cody, suivi par environ 269 000 personnes sur YouTube — le projet est sous licence MIT, s'installe en une ligne et se déploie sur AWS en une commande. Deux jours plus tard, le compteur affiche 192 étoiles, 46 forks, 116 commits et 42 releases. Le rythme est celui d'un chantier, pas d'un produit fini.

La carte des menus

Le logiciel est gratuit, licence MIT, sans aucun palier payant, abonnement ni clé de licence : le script d'installation, lu intégralement, ne contient aucune trace de Stripe ou de monétisation. Mais c'est une gratuité en trompe-l'œil, car tout ce qui l'entoure est facturé ailleurs.

Les ouvriers sont des agents payants : Claude Code, OpenCode ou Codex doivent être installés et authentifiés sur la machine, avec l'abonnement ou la clé API à la charge de l'utilisateur. Le déploiement AWS (la commande deploy/aws.sh up) lance une instance t3.xlarge — 4 vCPU, 16 Gio de RAM, 50 Gio de disque — avec IP élastique, facturée au client à un tarif horaire que l'éditeur ne publie pas. Et le budget quotidien de l'office ne bride que les dépenses Claude Code : le README l'écrit noir sur blanc, « they cannot cap OpenCode or Codex spending ». L'outil est gratuit ; l'équipe qu'il fait travailler ne l'est pas.

Ce que la bête sait vraiment faire

Derrière le jukebox, le chien de bureau qui aboie et le bar sur le toit, il y a une vraie mécanique d'orchestration. Chaque ouvrier reçoit un PTY partagé par WebSocket : plusieurs collègues peuvent taper dans le même terminal, et celui qui arrive en retard récupère tout l'historique de défilement. À l'embauche, l'option « own git worktree » isole chaque agent sur sa branche, ce qui permet de faire tourner plusieurs ouvriers en parallèle sans qu'ils se marchent dessus. La touche O pousse la branche et ouvre une pull request dont le titre et le corps sont rédigés à partir de la tâche ; la touche C affiche le diff, rafraîchi toutes les deux secondes.

Deux tableaux de liège affichent les issues et les pull requests avec leur statut CI, et l'on peut décrocher une fiche du tableau, la porter dans ses mains et la remettre à un bureau vide. Les salles de réunion sont le morceau le plus sérieux : de deux à cinq ouvriers autour d'une table, sur cinq motifs préprogrammés — Debate, Lead and team, Map-reduce, Red/blue, Review panel — chacun borné par une limite de tours et un budget d'un million de tokens par ouvrier.

Et un détail qui sépare le jouet de l'outil : les PTY vivent dans un processus détaché qui survit au redémarrage du serveur. Les agents continuent de travailler pendant un redéploiement, et le nouveau serveur les reprend avec une capture d'écran de chacun.

Les couleuvres à avaler

La première couleuvre est la concurrence. Le créneau « visualiser ses agents dans un décor » est né en février 2026 et a déjà un leader : pixel-agents, 9 430 étoiles, extension publiée sur VS Code, Open VSX et npm, Discord actif et six mois d'avance. Agent Office n'a ni extension, ni paquet npm, ni site web, ni Discord : il faut cloner et lancer un serveur.

La deuxième est le nom. « agent-office » est porté par au moins quatre dépôts distincts, une extension VS Code « Agent Office 3D » et un « Show HN » qui pointe vers un tout autre projet. Le lecteur qui googlise tombera sur les autres avant de trouver celui-ci.

La troisième est la sécurité, et elle est assumée : « Anyone who can sign in can drive Claude Code, OpenCode or Codex in that directory, and through it run commands as the user that runs the office. Treat the password, the accounts and the invite links like SSH access. » En clair, quiconque entre dans le bureau peut exécuter des commandes sur la machine. C'est un outil pour une équipe de confiance, installé sur une machine dédiée.

Le reste : 42 releases en moins de quarante-quatre heures, versionnées par le nombre de commits ; aucun fil Hacker News ; 88 téléchargements d'archives contre 192 étoiles ; OpenCode et Codex relégués au rang de citoyens de seconde classe, leurs commandes jouées « as plain typing » sans les hooks riches réservés à Claude Code. Et les 192 étoiles suivent de près une audience YouTube préexistante de 269 000 abonnés : c'est une traction réelle, pas une validation indépendante.

Verdict

★★★★☆

Agent Office est spectaculairement complet pour deux jours d'existence, et son multijoueur — voix, partage d'écran, tableaux GitHub dans la scène — le distingue nettement du leader mono-utilisateur. Mais c'est un logiciel en chantier, sans version stable, dont la sécurité repose entièrement sur l'utilisateur, et qui arrive sur un marché déjà tenu. Pour une petite équipe de développeurs qui veut regarder ses agents travailler ensemble, c'est l'un des jouets les plus sérieux de la rentrée. Pour une vraie production, on attendra la version 1.0 — et on gardera le gong.

cas d'usage

  • 1. Orchestrer plusieurs agents de codage en parallèle sur des worktrees isolés
  • 2. Suivre issues et pull requests d'un dépôt sur des tableaux 3D
  • 3. Convoquer des revues de code collectives (Review panel, Red/blue)
  • 4. Faire collaborer une petite équipe sur le même terminal d'agent
  • 5. Déployer un bureau d'agents partagé pour une équipe sur AWS

astuces

  • → Cocher « own git worktree » à l'embauche pour éviter que deux ouvriers se partagent le même checkout
  • → Fixer un budget quotidien avec --budget et --budget-pause, mais sachez qu'il ne bride que Claude Code
  • → Installer l'office sur une machine dédiée sans données sensibles : tout connecté peut exécuter des commandes